mots et maux

Posté le 25/04/2009 à 12:00 par motsetmaux








C’était le jour J, elle avait vu l’annonce 2 jours auparavant sur un site très spécialisé : « Obligée de quitter la région parisienne précipitamment, aimerais confier son compagnon de jeu préféré à une femme de poigne n’ayant pas peur de sévir car sujet très indiscipliné mais capable d’un dévouement sans faille ».

L’annonce était accompagnée d’une photo qui montrait un spécimen racé, de belle envergure, magnifique, avec un regard plein de malice qui la fit fondre, exactement le type de compagnon qu’elle avait toujours désiré avoir à ses pieds….

Elle répondit donc, et le rendez-vous fut prit très rapidement.

Elle quitta la maison au petit matin, en essayant de ne pas faire de bruit pour ne réveiller personne, elle vérifia qu’elle disposait de tout ce qu’il lui fallait pour qu’il la suive sans résistance : la laisse, le collier, elle emporta à tout hasard son martinet au cas où il se révèlerait trop turbulent dans la voiture.

Pendant le trajet, elle pensa aux jours qui allaient suivre , il lui faudrait faire en sorte qu’il comprenne que désormais il était à elle , pour s’en assurer le mieux serait probablement de l’attacher au bas de son lit avec juste une écuelle remplie d’eau , s’il faisait mine de vouloir bouger , elle devrait lui faire comprendre qui était maintenant sa maîtresse , par de bonnes claques sur son arrière-train ,voire même de bons coups de martinets bien placés .

Ce dont elle était certaine, c’est que, l’Animal, depuis qu’elle l’avait vu en photo, elle le voulait, il serait à elle, il se rendrait…… et elle pourrait alors le récompenser par des caresses et des calins qui l’attacheraient à elle à tout jamais….

Elle était arrivée, elle gara sa voiture, prit la laisse, le collier en cuir qui seraient désormais les siens.

Elle marcha dans la petite allée amenant à la porte du pavillon, elle sentait son cœur battre à tout rompre, enfin elle allait en avoir un bien à elle….

Elle sonna, la femme lui ouvrit, son futur protégé se trouvait attaché dans le jardin à l’arrière de la maison, ne sachant encore pas qu’il allait changer de maîtresse, la femme appréhendait le moment de la passation de pouvoirs et espérait le raccourcir au maximum.

Elles réglèrent les derniers détails, elle lui donna tous les éléments le concernant, elles étaient sur la même longueur d’onde et avaient les mêmes idées en matière de dressage.
Il fut convenu qu’elles s’appelleraient au départ tous les 15 jours pour s’entretenir de ses réactions à la domination de sa nouvelle Maîtresse.

La déjà ex-Maîtresse prit le collier et la laisse, quitta sa visiteuse, pour aller les échanger contre ceux qui lui appartenaient et qu’elle tenait à conserver.
Elle l’entendit lui parler, doucement mais fermement, lui ordonner de la suivre…. Manifestement, il résistait, elle entendit clairement le bruit du claquement de la laisse qui avait du être nécessaire pour faire avancer le récalcitrant, elle était anxieuse, allait-il la suivre sans trop broncher ?

Les pas se rapprochèrent, elle l’entendait couiner, mais il suivait car il n’avait pas le choix.
Elle regarda vers la porte qui allait se rouvrir, son cœur battait la chamade, comment allait se passer ce premier contact ?

La femme pénétra dans la pièce, trainant derrière elle son futur compagnon de jeu qui refusait de regarder devant lui.
Comme il était beau, qu’il avait fière allure, elle allait en faire des jalouses parmi ses copines, aucune ne disposait d’un aussi beau mâle …..

Elle resta assise comme prévu, la femme lui tendit la laisse puis quitta précipitamment la pièce, les larmes aux yeux.
Elle regarda ce compagnon qui allait être le sien pendant, elle l’espérait, de nombreuses années, elle l’appela, lui parla gentiment …. Il tourna la tête vers elle, elle vit à son regard qu’il était désorienté mais aussi intéressé, elle lui sourit ce qui eut l’air de le rassurer car il s’approcha d’elle et tout doucement vint poser sa tête sur ses genoux, en signe de soumission.
Il l’avait acceptée , c’était elle maintenant sa Maîtresse, il la regardait avec déjà tant d’amour dans les yeux……. Ca le rendait presque humain, elle le caressa, l’embrassa … et lui dit tendrement : « allez, viens, mon pépère, mon beau toutou ….. Tu vas être heureux dans ta nouvelle maison…… et j’ai bien l’impression que si tu m’aimes autant que moi je t’aime déjà, jamais de ma main tu ne connaitras autre chose que des caresses……
Sam 25 jui 2009 Aucun commentaire